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Interview de Nicolas Perrin


Bonjour Nicolas, pouvez-vous vous présenter, s'il vous plait ?

Je suis Nicolas Perrin, j’ai intégré l’entreprise Enedis il y a 21 ans. Je dirige aujourd’hui le pôle RSE qui vise à dynamiser et à coordonner la dynamique RSE aux travers des directions régionales, en travaillant de concert avec les grandes directions métiers (achats, finances, ressources humaines, etc.)


Enedis est Marraine du Grand Défi des entreprises pour la planète. Qu’est-ce qui a motivé cet engagement ?

Nous sommes un acteur important de la transition écologique, notamment en contribuant au raccordement d’un certain nombre d’installations qui vont permettre d’accompagner la transformation et la transition écologique. Et nous sommes persuadés qu’il n’y a pas de performance durable sans performance environnementale et sociale. Ce qui a motivé notre engagement, c’est de rejoindre une initiative qui a pour vocation de travailler avec l’ensemble des parties prenantes et d’interroger les entreprises au sein même des territoires. Cette vérité territoriale nous nourrit depuis plusieurs années. La démarche du Grand Défi rencontre nos aspirations et les enjeux sur lesquels nous sommes nous-mêmes positionnés. Il nous paraît primordial de travailler avec les entreprises sur la meilleure façon de pouvoir transformer leurs activités pour contribuer à la transition écologique.


Que signifie ce rôle ?

En tant qu’entreprise nationale implantée sur tout le territoire, nous pouvons donner une visibilité à l’initiative. Nous apportons une certaine caution à la démarche de par notre entreprise telle qu’elle est et notre mission de service public. Au vu de nos enjeux économiques sur le territoire (5 milliards d’euros chaque année – dont 98% d’achats faits en France) nous avons également considéré pouvoir apporter une certaine crédibilité au Grand Défi.


Quels liens faites-vous entre l’engagement écologique et social et comment cela résonne-t-il chez Enedis ?

Nous essayons de mettre la responsabilité sociale de l’entreprise au cœur de nos activités. Passer d’une RSE de compensation négative à une RSE à impact positif est une évolution sensible de la RSE que nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à connaître. Nous devons réussir à conjuguer les enjeux sociaux et environnementaux en tant qu’acteur facilitant la décarbonation d’un certain nombre d’activités. Ce que l’on observe au contact de nos 38 millions de clients et de leurs fournisseurs d’électricité, c’est que la transition environnementale doit aussi être juste. Si l’on doit prendre en compte les enjeux écologiques pour assurer la pérennité de notre société et lutter contre le dérèglement climatique, on a aussi le sentiment que l’on doit impérativement prendre en compte les composantes sociales car cette transition devra être juste et permettre de conforter les modèles sociaux d’aujourd’hui.


Si vous aviez une idée à retenir pour accélérer la transition des entreprises, quelle serait-elle ?

C’est une conjonction de facteurs, entre des impositions règlementaires, normatives et des incitations économiques. Mais, s’il y a quelque chose qui me tient à cœur, c’est l’engagement des salariés. Les entreprises évolueront et se transformeront plus facilement avec la réussite de l’implication et de l’engagement de leurs salariés. C’est notre rôle aussi de les sensibiliser, et notre responsabilité de les former. C’est ce que l’on essaie de mettre en place au sein d’Enedis.


Selon vous, le Grand défi sera réussi si...

Nous aurons la réponse sur le long terme. Mais à plus courte échéance, il sera réussi si l’on arrive à faire évoluer les postures des grands acteurs (gouvernementaux y compris) et les décideurs publics au sens large sur ces thématiques de transition.

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